Bio et développement durable

Vous êtes en train de préparer la chambre de Bébé et vous vous posez des questions sur les matériaux à employer, le type de meuble sà acheter pour préserver sa santé…Lisez les conseils d’Isabelle Paumier en page 48 du numéro Hiver 2011 de Bubblemag.

Contactez-la aussi par mail pour un diagnostic personnalisé: isabelle @lesfeesduberceau.com

Nous ne pouvons que nous réjouir de la décision prise le 18 juin par la Commission mixte paritaire (CMP) d’entériner le projet visant à interdire les biberons contenant du bisphénol A (BPA).

Cette mesure avait été introduite par amendement dans le cadre du projet de loi Grenelle 2. L’interdiction de ces biberons avait ensuite été acceptée au mois de mars par le Sénat, puis au mois de mai par l’Assemblée nationale.

Selon le texte adopté par la CMP, à compter du 1er janvier 2011, la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de biberons produits à base de bisphénol A sont suspendues.

Le BPA est contenu dans le plastique de type polycarbonate (signe 7 « others »). Il migre dans l’alimentation via la chaleur et le gras des aliments. C’est pourquoi il faut toujours vérifier le plastique utilisé dans les contenants alimentaires. Seul le polypropylène est considéré comme sûr (signe 5 PP).

Je tiens ici à appeler les autorité à faire de même avec tous les contenants alimentaires pour bébé et notamment la vaisselle en plastique. A la suite d’un petit store check en hypermarché et enseignes de puériculture, j’ai pu me rendre compte que peu d’assiettes en plastiques pour jeunes enfants sont faites en polypropylène…Soyez vigilents! et prenez la bonne habitude de ne pas rechauffer la vaisselle en plastique pour bébé au micro-ondes, en cas de doutes!!

Nous voulions nous féliciter d’une décision que l’AFSSAPS (Agence, Française de sécurité sanitaire des produits de santé) qui vient de se prononcer pour déconseiller l’utilisation des cosmétiques sur les prématurés nés avant 37 semaines.

En effet, ces produits ont une toxicité potentielle qui peut avoir des conséquences sur la santé des nourrissons les plus fragiles. « Considérant la perméabilité cutanée et l’immaturité métabolique de ces enfants, l’Agence recommande de ne pas utiliser de produits cosmétiques lorsque le prématuré se trouve en service de néonatalogie. »

En parallèle, l’autorité sanitaire fixe des recommandations en ce qui concerne l’ensemble des cosmétiques destinés aux enfants de moins de 3 ans. Bien que leur peau possède des caractéristiques de plus en plus proches de celles des adultes, il faut faire preuve de vigilance notamment en matière de fréquence d’utilisation.

Ainsi, l’AFSSAPS appelle les industriels à limiter le nombre d’ingrédients utilisés dans leurs compositions destinées aux plus vulnérables. Le profil toxicologique de ces produits doit être parfaitement connu, et des test cliniques chez l’homme adulte devront être établit. Le tout dans un soucis de protection de la peau des tout-petits.

Nous profitons de l’actualité pour vous rappeler que même si votre bébé est né à terme, faites très attention aux cosmétiques que vous utilisez pour lui. En effet, la peau des plus jeunes est très fragile. Jusqu’à 60% des produits chimiques contenus dans une crème pourraient se retrouver dans le sang de votre tout-petit. Il faut donc être vigilant quant à la qualité et aux propriété des composants utilisés.

Quelques conseils:

-Réduisez le nombre de produits utilisé

- Privilégiez les produits pour bébé labellisés CosméBio

- Utilisez d’autres moyens plus naturels

RDV bientôt dans une prochaine WebTV ou je traiterai du sujet.

Un rapport européen récent, repris par Ends Europe Daily le 15 avril, dévoile que les substances chimiques ont été en 2009, la première cause de dangerosité des produits signalés par RAPEX, le système d’alerte rapide de l’UE sur les produits de consommation non-alimentaires. Les jouets, eux, continuent à tenir le haut du pavé dans cette liste.

Substances chimiques et dangerosité de certains produits de consommation
Constat sans appel de RAPEX, le site de l’Union européenne d’alerte des produits dangereux non alimentaires: en 2009, 1/4 des risques des produits était lié à une substance chimiques. Outre le cas du tristement célèbre diméthylfumarate (DMF)qui a défrayé la chronique en 2009 – le DMF est interdit dans tous les produits de consommation – nombre d’autres substances sont concernées.

Jouets et textiles en première ligne
Les jouets représentent 30% des produits signalés par RAPEX en 2009, tandis que le textile occupe une part de 23%. 60% des produits signalés par RAPEX sont fabriqués en Chine. La coopération entre l’UE et la Chine se poursuit avec le système « RAPEX-China ».

L’avis de WECF:
Pour les jouets, il est clair qu’outre les risques « classiques » liés aux pincements de doigt, risques d’étouffement, etc. présentés par certains jouets signalés par RAPEX, la présence de doses parfois très élevées de substances chimiques dangereuses (formaldéhyde, un cancérigène reconnu – DEHP, un phtalate interdit dans les jouets – DINP, un phtalate interdit dans certains types de jouets – nombre de décibels trop élevé – colorants azoïques interdits, etc.) est à prendre en considération.

source: ENDS EUROPE Daily, 15 april 2010 Chemicals most frequent risk in unsafe EU goods
pour consulter RAPEX:http://ec.europa.eu/consumers/dyna/rapex/rapex_archives_fr.cfm

Je souhaitais publier un post paru sur le site du projet Nesting à propos du « principe de précaution ». En effet, il existe un certain nombres d’études qui montrent l’impact sur la santé de plusieurs composés chimiques que l’on retrouve dans notre alimentation (certains additifs, les pesticides, le plomb, la dioxine) ou dans les produits que nous utilisons tous les jours (COV, le formaldéhyde). Néanmoins, toutes les études nécessaires n’ont pas été faites faute de moyen et de temps, ce qui nous amène à nous poser des questions sur certains autres composés (ondes électromagnétiques, par exemple) et à changer notre comportement au nom du principe de précaution.

« Le Danemark vient, par exemple, de décider l’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires pour enfant au nom du principe de précaution, et l’AFSSET s’appuie sur ce même principe pour recommander des mesures en matière d’exposition aux nanomatériaux.

Le principe de précaution qu’est-ce que c’est?
Le principe de précaution est né dans les années 70 en Allemagne. C’est un principe d’action publique lors de situations présentant des menaces potentiellement graves ou irréversibles pour la santé ou l’environnement, lorsqu’il y a besoin d’agir pour réduire les dangers potentiels AVANT des preuves formelles de danger en prenant en compte les coûts et bénéfices probables d’une action ou d’une inaction.

Une phrase résume bien l’approche du principe de précaution: L’absence de preuve de danger n’est pas la preuve de l’absence de danger.

Un principe reconnu en France et en Europe
En France, le principe de précaution a valeur constitutionnelle depuis son inscription dans la Charte de l’Environnement en 2004, dans son article 4: Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.
Au niveau européen, il est reconnu par le Traité instituant la Communauté Européenne en matière environnementale (article 174 du TCE).
En 2000, la Commission européenne a souligné le fait que le principe de précaution ne s’appliquait pas seulement à la protection de l’environnement, mais aussi à la politique des consommateurs et à la protection de la santé humaine, animale et végétale. « 

J’aimerais partager avec vous le blog de Sekinah, animatrice au projet Nesting avec moi. Son blog « Parents Durables » est une mine d’or d’info si vous êtes sensibles aux problèmes des pollutions environnementales. Aux Fées Du Berceau, on est Fan! http://parentsdurables.blogspot.com/

L’Association Santé Environnement France (Asef) publie un livret pour vous, mamans ou futures mamans qui vous posez des questions sur l’impact de l’environnement sur la santé de votre bébé.

Réalisé conjointement par l’Association Santé Environnement France, qui réunit plus de 2 500 professionnels de santé, et par l’association “Bébé Vert”, qui oeuvre à la mise en place d’un éco-réseau de garde d’enfants, cette plaquette répond aux questions que l’on se pose lorsque l’on est enceinte ou lorsque l’on vient d’accoucher.

Vous pouvez le télécharger gratuitement en ligne à l’adresse suivante: www.asef-asso.fr

Dernier-né chez les petits pots bio, Pio se distinguent de ses concurrents par son univers rigolo. Son large sourire cache un sérieux et une rigueur extrême dans la nourriture bio des bébés.

100% bio, sans ajout de gluten, d’agent de conservation ni même d’agent de texture, il est aussi 100% fruits ou légumes, sans concentré (riz bio uniquement ajouté pour la texture des fruits très juteux). Pio est fabriqué en France, par un laboratoire français et est labellisé AB certifié ECOCERT. Les laboratoires Pharmapio garantissent :

- l’utilisation d’engrais naturels,

- l’interdiction d’utiliser des OGM,

- que les animaux sont nourris avec des aliments biologiques,

- le respect des cycles des saisons,

- la récolte des végétaux à maturité,

- la rotation des cultures et le respect des animaux.

Au-delà du biologique, Pio joue aussi la carte de l’écologie en proposant un contenant 100%green : petit pot de verre et encre végétale sur papier recyclé, le tout distribué dans les grandes villes en triporteur 100% propre !

Pio est disponible en pharmacies au prix de 1€ 80 les 130 gr et 2€ 50 les 200gr.

Renseignements sur www.infopio.com