Je souhaitais publier un post paru sur le site du projet Nesting à propos du « principe de précaution ». En effet, il existe un certain nombres d’études qui montrent l’impact sur la santé de plusieurs composés chimiques que l’on retrouve dans notre alimentation (certains additifs, les pesticides, le plomb, la dioxine) ou dans les produits que nous utilisons tous les jours (COV, le formaldéhyde). Néanmoins, toutes les études nécessaires n’ont pas été faites faute de moyen et de temps, ce qui nous amène à nous poser des questions sur certains autres composés (ondes électromagnétiques, par exemple) et à changer notre comportement au nom du principe de précaution.
« Le Danemark vient, par exemple, de décider l’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires pour enfant au nom du principe de précaution, et l’AFSSET s’appuie sur ce même principe pour recommander des mesures en matière d’exposition aux nanomatériaux.
Le principe de précaution qu’est-ce que c’est?
Le principe de précaution est né dans les années 70 en Allemagne. C’est un principe d’action publique lors de situations présentant des menaces potentiellement graves ou irréversibles pour la santé ou l’environnement, lorsqu’il y a besoin d’agir pour réduire les dangers potentiels AVANT des preuves formelles de danger en prenant en compte les coûts et bénéfices probables d’une action ou d’une inaction.
Une phrase résume bien l’approche du principe de précaution: L’absence de preuve de danger n’est pas la preuve de l’absence de danger.
Un principe reconnu en France et en Europe
En France, le principe de précaution a valeur constitutionnelle depuis son inscription dans la Charte de l’Environnement en 2004, dans son article 4: Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.
Au niveau européen, il est reconnu par le Traité instituant la Communauté Européenne en matière environnementale (article 174 du TCE).
En 2000, la Commission européenne a souligné le fait que le principe de précaution ne s’appliquait pas seulement à la protection de l’environnement, mais aussi à la politique des consommateurs et à la protection de la santé humaine, animale et végétale. «